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Saturday, November 17, 2007

071104 - MORZINE - SAVEUR D'ALPAGE


Saveurs

d'Alpage :


Fête

de la


gastronomie


et des


produits

du


terroir







Il faisait bon, en ce premier week-end de novembre, se retrouver à Morzine où les couleurs de l’automne avaient revêtu le décor d’habits d’ocres et de feu, de roux et d’or… On pense souvent qu’entre deux saisons, une station de montagne, offre le spectacle désolé de volets clos et de rideaux tirés… Ce n’est pas le cas de Morzine qui continue à vivre au rythme des saisons et d’une économie pastorale qui fait la fierté de ses habitants. Oui, il y a bien une vie après le ski… Et le salon des « Saveurs d’Alpage » l’a bien démontré qui a accueilli nombreux les épicuriens de tous horizons.




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Chamade
Le cochon "mascotte" de la manifestation devant le restaurant "La Chamade" au coeur de Morzine



Abondance
Le fromage d'Abondance, preuve de la vitalité des "Belles à lunettes" !

Des visiteurs de la vallée, mais aussi de la région Rhône-Alpes et bien au-delà avec la présence de gens du Midi ou encore de la région parisienne.Ceux qui avaient fait le choix de Morzine (le village a conservé sa « fruitière » où l’on travaille le « fruit » du lait pour en faire les tommes, reblochons et fromages d’Abondance) pour ce grand "pont" automnal ont eu droit à un soleil azuréen qui leur a permis de combiner la découverte des produits du terroir et la balade en montagne.

Vache Abondance Original, le programme ne se contentait pas de mettre en scène les délicieux fromages, charcuteries et vins de Savoie. Les vaches d’Abondance, appelées « belles à lunettes » à cause de leurs yeux encerclés d’une tâche sombre), les moutons, les chèvres, les lapins, les cochons et porcelets étaient aussi de la Fête, histoire de mieux faire connaissance avec le public et d’évoquer leur propre « traçabilité », un mot particulièrement « tendance » de nos jours.

Outre le côté purement festif et culturel, ces deux journées avaient aussi pour but de faire prendre conscience aux consommateurs de la richesse des produits du terroir et de la difficulté que ceux-ci ont à continuer d’exister dans une société de plus en plus aseptisée et uniformisée au niveau du goût des aliments.

Slow food, une contrepartie à la mal bouffe…

De nombreux intervenants prenaient la parole lors d’ateliers-conférences d’une haute tenue scientifique, œnologique (brillant exposé de José Vouillamoz, ampélographe – qui étudie la vigne - Valaisan, qui a expliqué l’origine des vins des Alpes par l’ADN de leurs cépages !) ou gastronomique. Tous mettaient l’accent sur l’importance de l’éducation du goût dès le plus jeune âge. Les adeptes de la philosophie du « manger sain » se réunissent mondialement autour de l’Association « Slow Food », véritable mode de vie mis en place dès 1989 par des Italiens du Piémont exaspérés de voir proliférer la restauration rapide… L’Association entend bien prendre le contre-pied de cette perte de repères gustatifs qu’on impose aux consommateurs pour leur proposer une façon plus naturelle et saine de se nourrir.

Foie Gras

Les membres sont regroupés en « Convivium » régionaux autonomes et comme l’expliquait Philippe Rostain, responsable de celui de Gap (Hautes-Alpes) : « Nous sommes des bénévoles, venus de tous horizons. Nous intervenons dans le milieu scolaire pour sensibiliser les enfants, dans les lycées hôteliers et agricoles ; nous créons un « Master » à Forcalquier pour former des intervenants compétents ; nous sommes attentifs aux produits en péril et cherchons toutes les solutions pour les pérenniser d’abord en convainquant les producteurs de l’intérêt de leurs produits ! Ensuite nous devons motiver les collectivités pour promotionner ces produits… Peut-être pourrons-nous voir la mondialisation ouvrir sur de nouveaux débouchés ? ». Renseignements : http://www.slowfood.com

Vin de Savoie


Thierry Thorens, chef, écrivain et dynamique morzinois…

Thierry Thorens fait partie des personnages les plus emblématiques et les plus dynamiques de Morzine. Déjà initiateur de la « Fête du Cochon », il se retrouve aux côtés de la municipalité et de la Société d’Economie Alpestre de Haute-Savoie, dirigée par Pierre Lachenal, pour cette première édition de « Saveurs d’Alpage ».

La Chamade

Chef au Restaurant La Chamade à Morzine (qu’il tient de ses parents), Thierry Thorens est « compagnon cuisinier » sous le nom « Savoyard, le désir de bien faire ». Il a été formé chez les plus grands comme Thuries, Lenotre ou Bocuse. « Je crée, dit Thierry, une cuisine nourrie par le terroir savoyard dont je suis légataire. Son originalité est de s’inscrire dans la modernité. J’essaie de défendre une culture « montagne » plus large que ce fameux mot « terroir » aujourd’hui galvaudé. Je travaille le plus possible avec les producteurs locaux ». Une cuisine originale et créative qui reste néanmoins à la portée de tous : 42 € le « Menu Gourmand » incluant quatre plats dégustation (salade d’escargots & jambon ; Porcelet de montagne grillé, beignets de pommes de terre ; Reblochon chaud en salade et en dessert, Sabayon Savoyard au Pétillant de Savoie).
A l’occasion de « Saveurs d’Alpage », Thierry Thorens a présenté « L’Almanach des Alpes Gourmandes » édité chez Glénat mêlant traditions séculaires et recettes du terroir. Thierry est aussi l’auteur de « la Cuisine de l’Alpe » chez Glénat et de 4 encyclopédies culinaires parues chez Actes Sud : « le Riz dans tous ses Etats », « le Goût des Fruits », « Etonnants Légumes » et « Variations sur les Epices ». Son prochain volume : « Les fleurs dans la cuisine »… Tout un programme !

A peine la fête finie, Morzine pense déjà à la prochaine saison d’hiver… Nous en parlerons bientôt mais, en attendant, vous pouvez découvrir, en avant première, toutes les dernières informations sur la station en cliquant sur
http://www.morzine-avoriaz.com

Morzine/Lac
A deux pas de Morzine, le lac de la Mine d'Or offrait ses berges mordorées et son eau limpide
dans laquelle se mirent les sapins pour l'idéal pique-nique du terroir !

Sunday, July 08, 2007

ITALIE - PORTOFINO

Portofino : un bijou sur la Riviera italienne

" I1 y avait à Portofino un vieux clocher qui s’ennuyait
De ne sonner que les mâtines quand Portofino se réveillait
Mais après cette nuit divine on l’entendit sonner un jour
Même jusqu’aux villes voisines de Portofino pour notre amour
"

(Dalida, " Love in Portofino ")


Portofino est une petite ville portuaire sur la côte Ligure, devenue célèbre depuis qu’elle est fréquentée par la Jet Set italienne.

C’est aussi là que Wim Wenders a tourné un des passages de " Par delà les nuages ".

A seulement 200 km de Nice, c’est une excellente idée d’évasion pour un week-end !

Au creux d’une anse bordée de pinèdes, le joli port de pêche de Portofino est devenu une des stations balnéaires les plus huppées d’Italie. Véritable décor de théâtre avec ses maisons de pêcheurs et ses villas dont les façades sont peintes en trompe l’¦il.

Les maisons ont encore les formes et les couleurs d’autrefois et derrière le port, entre les pins de la colline, se dressent d’anciennes maisons de campagne, témoins du tourisme d’élite des années de la fin du 19ème et du début du 20è siècle.

Le port est bordé de magnifiques maisons colorées, et la place principale entourée de magasins, de restaurants et de cafés est animée jour et nuit. Le centre historique se prolonge vers l’intérieur par un réseau de rues régulières qui témoignent de l’époque romaine. En remontant vers la "Piazza delle Carrozze", entre les maisons pittoresques de la Via Roma, on rencontre l’oratoire de Santa Maria Assunta du 14ème siècle.

La forteresse et l’église de San Giorgio (supposée abriter les reliques de Saint Georges, qui extermina le dragon qui semait la terreur dans toute la région avec sa lance et devant le regard amoureux de la fille du Roi) dominent toute la ville.

Sur l’autre côté de la péninsule se trouve l’Abbazia di San fruttuoso qui doit son nom à un saint du IIIeme siècle dont les disciples furent jetés ici après un naufrage.

Visiter la ville, flâner dans les rues, vivre la nuit, tout ça est possible à Portofino ! Mais Portofino est aussi sur une côte magnifique et au c¦ur du parc naturel régional : (http://www.parks.it/parco.portofino) et d’une réserve maritime protégée (http://www.riservaportofino.it).

Le site de la Mairie : http://www.comune.portofino.genova.it
Le site officiel de la ville : http://www.portofinocoast.it

Autour de Portofino, Santa margherita Ligure et Rapallo valent aussi le détour !

JORDANIE - LA MER MORTE

Les habitants de Sodome et Gomorrhe étaient orgueilleux, inhospitaliers et vicieux. Ils méritaient le châtiment céleste. Tous, sauf Lot et sa famille, auquel le créateur envoya, par l’intermédiaire d’un messager céleste, l’ordre de plier bagages, de prendre la poudre d’escampette, et, surtout, de ne pas se retourner. La petite famille ne tarda pas à obtempérer, mais, en chemin, la femme de Lot ne put vaincre sa curiosité et se retourna pour voir la destruction de la cité. Elle fut aussitôt transformée en statue de sel. Les deux filles de Lot, seules avec lui, réussirent, après l’avoir enivré, à concevoir chacune un enfant de lui. Cet épisode de l’ancien testament qui fit la joie des peintres de la Renaissance serait à l’origine de la Mer Morte. Deux cités englouties par une mer de sel.
La topographie des lieux peut aussi offrir des explications à cette curiosité de la nature. La Mer Morte est une étendue d’eau de 900km2 séparant les territoires jordanien d’une part, israélien et palestinien de l’autre. Elle est célèbre pour sa teneur saline extrêmement élevée qui empêche toute vie aquatique végétale ou animale (d’où son nom) et qui provoque le phénomène de flottaison de tout corps émergé. Impossible de s’y noyer, mais aussi de nager. On flotte...
Les eaux du Jourdain se déversent dans cette cuvette qui est au-dessous du niveau de la Mer (-793m). Les eaux sont retenues par cet endoréisme et ne peuvent s’écouler ailleurs. Elles subissent, à cause de la chaleur, une très forte évaporation qui provoque l’augmentation constante et exceptionnelle du taux de salinité. Mais il semble que la Mer Morte soit menacée de disparition. Non que ce soit un jeu de mots! L’irrigation intensive est en train de faire diminuer sensiblement l’apport en eaux douces du Jourdain. Les jordaniens ont proposé, au sommet de la terre de Johannesburg (août 2002) la construction d’un canal reliant la Mer Morte à la Mer Rouge, afin d’utiliser cette dernière comme source d’approvisionnement. Et que vive la Mer Morte!
Visiter la Mer Morte est une expérience curieuse dont on peut ressortir bouleversé, jamais séduit. Difficile d’aimer les lieux, tant ils sont inhospitaliers. Une étendue d’eau aux reflets métalliques, à la consistance dense et visqueuse dans un environnement rocheux et désertique. brrr. Sous un soleil de plomb. Tout le temps. Un paysage dramatique, voire tragique. Aucune trace de vie. Rien qui puisse rassurer. Les baigneurs qui se rendent au Dead Sea Rest House sauront apprécier, par dessus le marché la saleté des vestiaires et la rareté de l’eau douce dans les douches, sur une plage qui n’a rien à voir avec un endroit de rêve.
On parlera, certes, des vertus thérapeutiques des produits dérivés, mais l’expédition sur la mer morte a plutôt des consonances un peu sinistres.
Il est endroits qui méritent leur nom!

Les sept "nouvelles" Merveilles du Monde proclamées sur fond de polémique

LISBONNE (AFP), 11:18
© AFP
Vue générale de la citadelle inca de Machu Picchu près de Cuzco, au Pérou, le 23 juin 2007
Vue générale de la citadelle inca de Machu Picchu près de Cuzco, au Pérou, le 23 juin 2007

Des manifestations de joie ont salué dans plusieurs pays la proclamation samedi soir à Lisbonne des sept nouvelles Merveilles du Monde, des sites sélectionnés lors d'un concours controversé qui a mobilisé quelque 100 millions de personnes.

La grande muraille de Chine, la statue du Christ rédempteur au Brésil, la cité troglodyte de Petra en Jordanie, le Colisée de Rome, les ruines incas du Machu Picchu au Pérou et l'ancienne cité maya de Chichen Itza au Mexique ont été proclamés Merveilles du Monde.

L'objectif de cette initiative était, selon les promoteurs, d'actualiser la liste des Sept Merveilles du Monde désignées vers 200 avant J.C. et dont la quasi-totalité a aujourd'hui disparu: le temple d'Artémis à Ephèse, les jardins suspendus de Babylone, le mausolée d'Halicarnasse (Turquie), le colosse de Rhodes, le phare de Pharos à Alexandrie, la statue de Zeus à Olympie et la grande pyramide d'Egypte.

Seule cette dernière a traversé les âges, et les organisateurs l'ont proclamée samedi "hors concours" car déjà "Merveille du Monde d'honneur".

L'Acropole d'Athènes, la Tour Eiffel à Paris, les statues de l'Ile de Pâques, qui figuraient dans la liste des grands favoris du concours, n'ont pas été retenues.

Les internautes pouvaient choisir depuis janvier leurs sites préférés parmi 21 monuments sélectionnés dans le cadre d'un concours lancé par le cinéaste suisse Bernard Weber après la destruction en 2001 par les talibans des bouddhas géants de Bamiyan, en Afghanistan. Une partie des recettes de la cérémonie doit financer leur reconstruction.

© AFP
Le
Le "trésor" de Petra en Jordanie, le 16 mai 2007

L'initiative n'a pas fait l'unanimité. L'Unesco, qui répertorie le patrimoine mondial, a choisi de se désolidariser totalement de l'événement, opposant une fin de non-recevoir à plusieurs demandes de soutien de la part des promoteurs de cet événement.

La cérémonie de proclamation des résultats, présentée par l'acteur britannique Ben Kingsley et l'actrice américaine Hillary Swank au stade de la Luz à Lisbonne, avait été fixée à la date symbolique du 07/07/07. Cette superproduction télévisée digne d'une cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques était retransmise dans plus de 170 pays pour une audience estimée à environ 1,6 milliard de téléspectateurs, selon les organisateurs.

© AFP
Des artistes se produisent sur la scène du stade de la Luz à Lisbone, le 7 Juillet 2007
Des artistes se produisent sur la scène du stade de la Luz à Lisbone, le 7 Juillet 2007

Une kyrielle de stars et personnalités, parmi lesquels l'ancien astronaute Neil Armstrong, l'actrice et chanteuse Jennifer Lopez, et le Premier ministre portugais José Socrates, président en exercice de l'Union européenne ainsi que la vedette portugaise du ballon rond Cristiano Ronaldo, étaient notamment présents.

A Rio de Janeiro, l'annonce de la sélection de la statue du Christ rédempteur a coïncidé avec l'étape locale du Live Earth, ce concert planétaire de 24 heures destiné à sensibiliser les opinions publiques à la question du réchauffement climatique.

© AFP
La grande muraille de Chine, à 70km de Pékin
La grande muraille de Chine, à 70km de Pékin

Quatre cent mille personnes, selon la police, avaient afflué pour ce concert gratuit de sept heures sur la plage de Copacabana. La foule a longuement ovationné la consécration de la statue aux bras ouverts qui surplombe la ville.

Au Pérou, des centaines d'habitants de Cuzco, l'ancienne capitale inca située dans le sud-est du pays, ont célébré la désignation de la citadelle du Machu Picchu, agitant des drapeaux péruviens et criant leur joie.

Scènes de liesse également au Mexique, où quelque 6.000 personnes se sont rassemblées sur le site de Chichen Itza, dans le Yucatan (est du Mexique), pour fêter l'événement avec des danses et des chants mayas.

© AFP
Le Taj Mahal, le 26 septembre 2004 à Agra
Le Taj Mahal, le 26 septembre 2004 à Agra

A Agra, ville proche du mausolée du Taj Mahal, à 250 km au nord de New Delhi, les touristes étaient accueillis dimanche avec des bonbons et un feu d'artifice a été tiré. Une réduction de 20% sur les prix des chambres d'hôtel de la ville sera offerte pendant un an.

En Chine, au contraire, c'était l'indifférence. La sélection de la grande muraille n'a donné lieu à aucun événement particulier.

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Sunday, June 17, 2007

LA VALLEE DE LA NERVIA - ITALIE

La Vallée de la Nervia est l'une des plus belles du Ponente Ligure. De la mer jusqu'aux sommets des Alpes maritimes, elle est longue d'environ vingt kilomètres. L'embouchure de la rivière Nervia est un endroit de haut intérêt naturaliste. Camporosso est le premier village de la vallée, il était sous la domination de Vintimille jusqu'en 1686, quand il rentrait dans la 'Repubblica degli Otto Luoghi'. Très intéressants sont l'église de Saint Pietro (XI siècle) à l'intérieur du cimetière, l'église paroisse, du XV siècle et l'oratoire du suffrage. Les manifestations traditionnelles sont la procession de Saint Sebastiano le 20 janvier, et la fête de "Barbagiuai", sorte de ravioli (courge) frits (troisième dimanche de septembre). Dolceacqua est un très beau village riche d'histoire médiévale. La partie originale du bourg, appelée par les locaux "à Téra", est aux pieds du château Doria, anciennes feudataires du lieu. Dans les allées il y a nombreux magasins d'artisans, où l'on peut admirer et acheter des produits typiques, et des caves où l'on peut goûter le bon vin Rossese. Un vin de bonne structure et plein de caractère. L'histoire ou la légende dit que Napoléon Bonaparte et Alessandro Farnese l'ont beaucoup aimé ! Le quartier du 'Borgo' est sur l'autre rivage de la rivière et il est accessible par un pont médiéval à une seule arcade. Le château et l'église baroque de l'abbé Saint Antonio sont à visiter. Le célèbre impressionniste français Claude Monet a fait de Dolceacqua un sujet pour ses tableaux. Les fêtes les plus importantes sont le cortège de Saint Sebastiano (le 20 janvier) et le 15 août la fête des 'Michette', un gâteau typique local. Rocchetta Nervina: les gravures trouvées sur le mont Abellio, (nom d'un Dieu celtique/ligure) révèlent une origine pré romaine du village. Dans le voisinage de ce dernier, il y a de nombreux endroits intéressants : les kiosques votifs sur les chemins d'Oggia et Paù, les églises rurales de St. Antonio, St. Bernardo et Ste. Lucia et, dans le centre du village, l'église consacrée à Saint Stefano et l'oratoire de Sainte Annunziata. De nombreuses manifestations ont lieu dans ce village. La plus typique est la fête de la chèvre et des haricots. Isolabona est un village aux origines très anciennes, défendu par un château avec un grand thorium carré, rénové depuis peu. Isolabona a trois églises : Sainte Maria Maddalena, le sanctuaire de la Madonna des grâces et l'église de Saint Giovanni Battista. Plusieurs manifestations sont célébrées à l'intérieur du château. Apricale, un caractéristique village médiéval, est l'un des plus typiques et des plus beaux pays de la vallée. Magnifiques sont le château 'della Lucertola', qui existait déjà en l'an 1092, le beffroi du XIV siècle, l'oratoire de Saint Bartolomeo et l'église de la Madonna des anges. Quelques fresques du quinzième siècle sont visibles dans l'église de Saint Antonio (XIII siècle). Dans le voisinage du Pian de Roi a été trouvée une nécropole à tumulus sépulcraux de l'âge du bronze. Le tumulus plus important était composé par 10.000 pierres destinées à l'enterrement d'un prince guerrier. Dans les allées de ce village vous pourrez voir des peintures murales originelles. L'été vous pourrez assister à de nombreuses manifestations. L'une des plus importantes est le rendez-vous théâtral de la Tosse de Gênes. Le premier dimanche de septembre, il y a la fête des Pansarole. Pigna, avec son passé historique et le patrimoine artistique et architectural, est le chef-lieu de la vallée. Le village est constitué de nouvelles structures construites autour d'un bourg médiéval. Les ruines de l'église de Saint Tommaso et l'église de Saint Bernardo sont les plus remarquables preuves médiévales. L'église de Saint Michele (XV siècle) voit sa façade perforée par une rosace Gothique en vitraux du quinzième siècle reproduisant les douze apôtres. Le centre historique du village est très bien préservé. Les allées du bourg sont très caractéristiques. En ce qui concerne les manifestations, vous pourrez admirer le festival de la poésie et de la comédie Intemelia (août) et les fêtes à Saint Michele. Dans le village vous pourrez aussi visiter un musée intéressant sur la civilisation rurale. Castelvittorio: un typique village de la haute vallée, domine la Nervia d'une magnifique position. Appelé à l'origine Castel Dho, il a changé le nom en Castelfranco et finalement en Castelvittorio. Le bourg est entouré d'oliviers et châtaigners. On peut visiter de nombreuses églises rurales. Dans le village on trouve toujours les éléments de structures militaires originales. La légende veut que le vol de la cloche de l'église, effectué par les Pignaschi, fut réglé par les habitants de Castelvittorio par le vol des marbres qui pavaient la place de Pigna, ce qui témoigne de la rivalité entre Pigna et Castelvittorio. Buggio est une petit village qui fait partie du conseil de Pigna. Le pays est aux pieds des montagnes Toraggio et Pietravecchia et préserve les caractéristiques typiques du bourg médiéval. La tradition dit que le premier évêque de Nice, Saint Syagrio, est allé à Buggio pour confirmer les enfants du village. Bajardo est un pittoresque village à 900 mètres entouré des pins et des châtaigners. Il domine la Vallée de la Nervia, en offrant une vue spectaculaire des Alpes maritimes. A l'origine il était la propriété de la famille Doria, puis des marquises de Ceva qui l'ont donné à la République de Gênes. Au début de l'an 800, il a été incorporé au royaume de la Sardaigne. A l'époque pré romaine, sur le point plus haut de l'agglomération, se dressait un temple païen et au-dessus de ses ruines a été construite l'église ( en l'an 700 ). Elle a subi le même destin que le pays frappé par le tremblement de terre désastreux du février 1887, quand plus d'un quart de la population est mort. Dans l'oratoire de Saint Salvatore, sur la place de Sonnaz, vous pourrez admirer le 'polittico de la transfiguration'. Dans la 'Pinacoteca Civica' on trouve une collection très intéressante de peintures. Il est possible de rejoindre Bajardo par S. Remo, la vallée Armea, Saint Romolo, les vallées de l'Argentine, de l'Oxentina et de la Nervia. La fête de la "barca," pendant la Pentecôte, est une traditionnelle attraction de Bajardo.



Thursday, May 24, 2007

SIXT-FER-A-CHEVAL

Au milieu d'une végétation luxuriante où se mêlent pour le plus grand plaisir des yeux, falaises, forêts, alpages, glaciers et cirques, surgit un des plus beaux villages de haute montagne. Connu sous le nom de Sixt-Fer-à-Cheval, ce havre de paix savoyard, situé non loin de la frontière suisse, se laisse découvrir au son des multiples cascades jaillissant de la vallée du Haut-Griffe. Il suffit de déambuler entre ses chalets trapus où se marient parfaitement le bois et la pierre, ses fontaines et ses nombreux édifices religieux pour apprécier le calme et la plénitude des lieux. Favorisé par un environnement naturel, à la fois sauvage et atypique, il devient le repère de nombreux randonneurs lors de l'arrivée des beaux jours.


L'église de Sixt
Un patrimoine religieux très important

La vallée du Haut-Giffre est marquée du sceau de la religion comme en témoignent les 7 chapelles et les 48 oratoires répartis dans les 24 hameaux de Sixt-Fer-à-Cheval. Parmi ce patrimoine, deux ont en particulier un intérêt : l'église abbatiale et l'abbaye des Augustins, fondée au XIIe siècle par un enfant du pays, Ponce de Fauvigny. Toutes deux situées dans le village, elles permettent de comprendre le rôle central qu'exercèrent les religieux dans le développement de la région et le devenir du village. C'est en ces lieux, en effet, que les bases de la civilisation agropastorale furent érigées. Il est possible aujourd'hui de découvrir ce passé, tout comme les liens qui unissent les habitants de cette vallée alpine à leur environnement, lors d'expositions organisées très régulièrement au sein de l'abbaye.


Lac d'Anterne
Une réserve naturelle comme toile de fond

Mais le village de Sixt-Fer-à-Cheval se démarque surtout par la beauté des paysages qui l'entourent. Situé au sein de la réserve naturelle de Sixt-Passy, il constitue un point de départ rêvé pour tous les amoureux de grands espaces. De nombreuses randonnées permettent ainsi de se lancer à la découverte des merveilles qui se dissimulent dans la région. De l'immense amphithéâtre du cirque du Fer à Cheval au sommet de la pointe de Sales en passant par la cascade du Rouget, les sites d'envergure ne manquent pas. En faisant attention, il est possible d'apercevoir un chamois ou un aigle royal. Un régal pour ceux qui se passionnent pour la faune et la flore. Le site offre également aux sportifs un espace d'activités très diversifiés : escalade sur la Via Ferrata du Mont, spéléologie dans le gouffre Mirolda, rafting sur le torrent du Giffre...

Friday, May 04, 2007

SIBIU, CAPITALE EUROPEENNE DE LA CULTURE

Petite bourgade paisible dans les monts de Transylvanie, Sibiu s'est vu proclamée Capitale Européenne de la Culture. L'occasion d'aller voir un peu ce qui se passe en Roumanie, nouvel entrant dans l'Union Européenne.

Cette année 2007, la ville de Sibiu est à l'honneur : érigée au rang de capitale européenne de la culture, elle est ainsi la première ville de l'ancienne Europe de l'Est à porter ce titre.


Sibiu : un village de Transylvanie classé au Patrimoine mondial de l'Unesco

Avec plus de 800 ans d'âge, la vieille ville historique de Sibiu est classée au
Patrimoine Mondial de l'Unesco, au titre des "sites villageois avec églises fortifiées de Transylvanie". Au total, 7 villages sont classés, dont la commune de Sibiu, donnant ainsi une image vivante du paysage culturel du sud de la Transylvanie. Fondés par les Saxons de Transylvanie, ils se caractérisent par un système particulier d'aménagement du territoire, où les églises fortifiées dominent les habitations.




La cathédrale orthodoxe.


Une ville d'art et de culture

Entouré des montagnes de Transylvanie, Sibiu est perçue comme une ville d'art et de culture. La ville possède en effet un ensemble architectural unique en Roumanie et dans l’Est de l’Europe, de nombreux musées, un théâtre et organise de nombreux festivals.


ORASUL DE SUS

Fondée sur des ruines romaines au XIIIe siècle par des colons allemands, Sibiu devient une ville de passage entre les routes de l’Orient et de l’Occident et accède au titre de capitale de la Transylvanie austro-hongroise au XVIIe siècle.

Véritable cœur de Sibiu, la "ville supérieure" englobe les trois principales places : la place Huet, qui abrite l’église évangélique de style gothique ; la Petite Place, dominée par le musée d’ethnographie universelle et la Maison du Luxembourg ; la Grande Place, devenue centre de la ville depuis le XVIe siècle, de style baroque, qui abrite le palais Brukental, un des monuments baroques les plus importants de Roumanie. L’architecture de la "ville inférieure" comprend essentiellement des maisons de style saxon, à deux étages, grand toit, et portes ouvrant sur des belles cours intérieures.


En 2007, la capitale européenne de la culture


PIATA MARE - La place principale.
Pour cette année 2007 qui fera d’elle la ’’capitale européenne de la culture’’, Sibiu a mis en place un programme culturel très riche, couvrant des domaines différents : la littérature, les arts du spectacle, la musique, le patrimoine et l’architecture seront à l'honneur. Conférences, débats, expositions thématiques ainsi que spectacles de son et lumière mettront en valeur ces différentes facettes culturelles.

Sibiu a aussi mis en place un programme commun avec la ville de Luxembourg (elle aussi nommé capitale européenne de la culture 2007) dans le but de créer un véritable axe culturel "Est-Ouest". Un ’’marathon européen de poésie’’ sera organisé sur trois jours dans des endroits insolites tant à Sibiu qu’à Luxembourg. Des concerts des orchestres philharmoniques de deux villes, ainsi que des films sur l’histoire de deux ’’capitales européennes de la culture’’ sont également envisagés dans le cadre de ce partenariat.

Thursday, February 22, 2007

Morzine aux Portes du Soleil




Au fond de la vallée d'Aulps, à mi-chemin entre le lac Léman et le massif du Mont Blanc, surgit Morzine avec ses chalets de bois aux toits couverts d'ardoises et son épais manteau neigeux. Ce village savoyard par excellence est devenu une destination très prisée par les amateurs de ski et de randonnées au grand air. Normal, sa station Avoriaz est reliée au plus grand domaine skiable international : les Portes du Soleil. Voilà de quoi ravir ceux qui recherchent une station aux charmes d'antan avec tous les équipements nécessaires pour pratiquer des sports d'hiver.

Du bourg de montagne au village touristique

C'est dans les années 1920 que Morzine prend son essor, passant du statut de bourg agricole à celui de village touristique. En effet, de hauts fonctionnaires genevois voient un fort potentiel touristique dans cette région où ils souhaitent construire une station de haut standing. Morzine semble être l'endroit idéal. La construction du "Grand Hôtel" par François Baud marque les débuts de cette transformation.

L'arrivée d'estivants modifie peu à peu le visage de Morzine et représente un bol d'oxygène pour les habitants qui vivaient jusque là de l'agriculture et de l'exploitation des mines d'ardoise. Les nombreuses activités proposées à l'époque comme la luge, le ski jöring ou même le saut sur tremplin attirent de plus en plus de monde et permettent à Morzine de prendre de l'ampleur. Du coup, le village se dote en 1934 du téléphérique du Pléney qui conduit les vacanciers sur les hauteurs. Le point de vue sur les Alpes y est incroyable.

Il faudra toutefois attendre une quinzaine d'années pour voir émerger un véritable domaine skiable de pointe. Et c'est avec l'arrivée de Jean Vuarnet à la direction de la station que le massif d'Avoriaz se pare de multiples équipements. Morzine est rattachée à d'autres villages créant ainsi le domaine skiable des Portes du Soleil à cheval entre la Suisse et la France.

Un haut lieu pour les amateurs de sports d'hiver

Morzine-Avoriaz offre un terrain de jeu propice aux plaisirs de la neige. De multiples activités sont proposées en cette saison. Avec 288 pistes dont 28 noires, 107 rouges, 112 bleues et 41 vertes, la station s'affirme donc comme un vaste domaine pour le ski alpin, le snowboard mais aussi le boarder cross, le ski cross ou le ski freestyle. Comme tous les grands sites, le ski de fond fait partie des activités très appréciées. C'est en effet un bon moyen de se balader dans le domaine. 125 km de pistes conduisent les skieurs entre Morzine, Avoriaz, Montriond et Les Gets. Ils peuvent ainsi découvrir les lacs ou la Vallée de la Manche et accéder aux crêtes de Super Morzine ou du Pléney.

Les amateurs de randonnées pédestres sont donc ravis car qu'il s'agisse de raquette ou de ski de montagne, il y en a pour tous les goûts. Tous les soirs à partir de 18h, la piste du Pléney se dévale en luge amusant grands et petits.

Des idées d'excursions placées sous le signe du sensationnel sont proposées : ascensions de cascades de glace ou héli-ski. Mai la tendance de cette année reste la pratique de la plongée sous glace. Avec 334 000 m² et 19 m de profondeur, le Lac de Montriond se couvre de glace. Du coup, les plongeurs novices ou expérimentés peuvent observer la vie sous-marine d'un autre œil et nager à la découverte de labyrinthes et de cavités, tout en admirant les bulles d'air qui arasent la surface.

Evasion et découvertes

Mais Morzine, ce n'est pas que le ski, c'est également de nombreuses activités de découvertes. Le village organise une fois par semaine des balades pour découvrir la personnalité de ce village savoyard. Architecture, patrimoine, traditions et mode vie, autant de sujets qui permettent aux gens de passage de se familiariser avec le site.

L'ardoise, artisanat local, livre ses secrets chaque semaine grâce à la visite de l'atelier de Franck Buet. Une fabrique de fromages ouvre ses portes aux plus gourmands afin de montrer le savoir-faire local.

Morzine est aussi le point idéal pour partir visiter les alentours : Annecy, Evians-Les-bains ou encore la vallée du Mont Blanc. Autant de possibilités offertes aux vacanciers qui apprécieront cette escapade revigorante dans un village traditionnel au cœur de la Savoie.

Wednesday, February 07, 2007

METZ, CATHEDRALE DE LUMIERE

A travers les 30 km de chemins buissonniers, Metz dévoile ses richesses. Des anciennes bâtisses de la colline Sainte Croix à la cathédrale Saint-Etienne, vous pourrez la visiter en toute tranquillité.





Une ville aux mille éclats

Surplombant le centre de toute sa majesté, la cathédrale Saint-Etienne est le joyau incontournable de la capitale lorraine. Ses 6 500 m² de vitraux offrent un spectacle exceptionnel qui a valu à la cathédrale le nom de "Lanterne de Dieu". D'une chapelle à une autre, ces œuvres d'art translucides retracent toute l'histoire du vitrail, du XIIIème jusqu'au XXème siècle, avec les créations contemporaines de Marc Chagall.
Surnommée "cité des vitraux", Metz a abrité au XIXème siècle une école renouvelant cet art ancien. D'autres édifices religieux et bâtiments possèdent des parures comparables à celles de la cathédrale. Ainsi, l'église Saint-Maximin abrite des vitraux réalisés par Jean Cocteau.

Surnommée "cité des vitraux", Metz a abrité au XIXème siècle une école renouvelant cet art ancien. D'autres édifices religieux et bâtiments possèdent des parures comparables à celles de la cathédrale. Ainsi, l'église Saint-Maximin abrite des vitraux réalisés par Jean Cocteau.

Pendant les périodes de vacances d'été et d'hiver, le centre-ville est illuminé. Chaque samedi soir, il brille de mille feux. Un circuit "Metz en habit de lumière" permet aux visiteurs de découvrir la cité sous un autre jour.

A Noël, les rues de Metz se parent de leurs plus beaux atours
Photo © Ville de Metz – Christian Legay, Marc Royer
A l'approche de Noël, le marché envahit les rues de lampions, guirlandes et décorations festives. Plus de quatre-vingt chalets garantissent une ambiance féerique et conviviale pour célébrer les fêtes de fin d'année.
Les soirs d'été, pendant le week-end, l'eau et la musique se mêlent aux projecteurs en un ballet de "fontaines dansantes". Plus de 700 jets d'eau dont plusieurs hauts de 15 mètres célèbrent avec panache. Elégante manière de saluer l'événement "Metz en fête", durant lequel la ville devient le théâtre de pièces, concerts et autres manifestations culturelles, de fin juin jusqu'en septembre.

Architecture et histoire

Construit pendant l'annexion allemande, le temple Neuf de style néo-rhénan se mire dans la Moselle Photo © Claire Piron

Proche de l'Allemagne et du Luxembourg, Metz est connue pour son dynamisme économique. Cette situation stratégique, à la croisée de plusieurs cultures, a aussi doté la ville d'un riche patrimoine. Capitale du royaume mérovingien, elle recèle de nombreux monuments médiévaux : les églises Saint-Maximin, Saint Martin, Saint-Eucaire ou Saint-Vincent, des remparts et la place Saint-Louis et ses arcades gothiques. Les musées de la Cour d'or instruisent les visiteurs sur ce passé glorieux, exposant des trésors de différentes époques.

Pendant les grandes guerres, Metz devient tour à tour allemande et française. De ce passé multiculturel, elle garde d'importants édifices religieux issus de différentes confessions. Ainsi la cathédrale Saint-Etienne côtoie le temple Neuf et le quartier impérial témoigne du rayonnement allemand, dont la gare est un chef d'œuvre.

Le plan d'eau a des allures de ports de plaisance Photo © Ville de Metz – Christian Legay, Marc Royer

Verdure et flots

Avec 470 hectares d'espaces verts, et plus de 30 km de promenades aménagées le long des quais, fortifications et rivières, Metz offre de nombreuses occasions de flâner au calme. A ses portes, le plan d'eau a des allures de port de plaisance et donne aux promeneurs de beaux points de vue sur la ville.

Riche de nombreux parcs, la ville s'enorgueillit aussi d'un jardin botanique à l'anglaise comportant des arbres remarquables, des serres, une roseraie et plusieurs pièces d'eau.

Une escapade gourmande

Pays de la mirabelle, la gastronomie messine décline cette prune si particulière sous toutes ses formes : confitures, eaux-de-vie, compotes et gourmandises. Chaque année, à la fin du mois d'août, Metz célèbre le fruit à travers plusieurs semaines de festivités. Bistrots et restaurants proposent également de nombreuses spécialités lorraines : l'incontournable quiche, la poêlée (carottes, poireaux et charcuteries fumées), les pâtés, les escargots en matelote, le cochon de lait en gelée, la salade de pissenlits aux lardons et le boulet de Metz (gourmandise composée d'un biscuit de chocolat noir, au lait ou blanc, de pâte d'amande et de noisettes grillées). De quoi faire des repas pantagruéliques et c'est peu dire puisque Rabelais habita Metz !


Plutôt nature, architecture, culture ou gastronomie, la visite de Metz peut s'ordonner selon différentes thématiques. La ville s'arpente selon vos goûts, les saisons et le temps que vous voudrez prendre pour la découvrir.

L'abbaye vivante du Bec-Hellouin

Au pied de la rivière du Bec se dresse l'abbaye du Bec-Hellouin. Haut lieu de la spiritualité au Moyen Age, elle est toujours habitée par les moines et très active sur le plan religieux et artistique.




En 1034, le chevalier Herluin, blessé lors d'une bataille, prend la décision de se consacrer à la vie monastique. Il se retire en tant qu'ermite en Haute-Normandie. Il y fonde un établissement religieux et plusieurs compagnons le rejoignent. Le manque d'eau les pousse à partir s'installer au bord de la Risle. Ils sont chassés par des inondations et s'établissent finalement à côté du Bec. C'est ainsi que naît l'abbaye du Bec-Hellouin, qui signifie "ruisseau d'Herluin".

Splendeurs et misères de l'abbaye

Deux moines importants rejoignent la communauté : Lanfranc de Pavie et Anselme d'Aoste. L'un devient bâtisseur et l'autre philosophe et maître spirituel. Ils acquièrent une influence considérable dans l'Occident chrétien. De simples moines, ils prennent bientôt la succession du fondateur et deviennent ensuite archevêques de Canterbury, à l'heure où l'Angleterre appartient au Duché de Normandie. L'abbaye connaît donc un grand rayonnement intellectuel au XIème siècle mais la Guerre de Cent Ans et les guerres de religion sonnent le glas de son rayonnement.

Au XVIIème, les moines mauristes de la congrégation de Saint Maur reprennent le monastère et relèvent les bâtiments conventuels mais la Révolution vide l'abbaye de ses occupants pour y loger sa cavalerie. L'abbaye connaît de nombreux dommages. Au XIXème siècle, l'abbatiale est détruite et transformée en carrière à pierres. Depuis soixante ans, les lieux sont rendus aux moines et la communauté bénédictine y développe une production artisanale de céramiques. Aujourd'hui, le domaine est ouvert aux visiteurs, mais les bâtiments où vit la communauté restent inaccessibles.

L'architecture de l'abbaye


Notre-Dame du Bec (XIVème)




Les édifices de l'abbaye d'origine n'existent plus. Ils ont été remplacés par des bâtiments des XVIIème et XVIIIème siècles, joyaux de l'architecture mauriste. Erigée dans l'ancien réfectoire, l'actuelle abbatiale comporte des voûtes et les dix-neuf baies de cette salle l'apparentent à une nef. Au fond de l'église, quelques statues de l'ancienne abbatiale sont exposées, notamment celle de Notre-Dame du Bec. La tombe à l'effigie du père fondateur trône dans le chœur.

Le cloître du XVIIème siècle est l'un des premiers de type classique en France avec des terrasses à l'italienne. Il a été construit sur les ruines de l'ancien cloître et conserve une porte richement décorée de style gothique.

Les bâtiments conventuels sont déployés en équerre. De style Régence, cet ensemble architectural est caractérisé par la recherche de l'espace et de la lumière. De larges fenêtres ouvrent sur d'amples volumes et lui confèrent un aspect grandiose, mêlant rigueur et beauté. La tour Saint-Nicolas domine la composition. Bâtie au XVème siècle, cette tour carrée, de style anglo-normand, devait faire office de clocher mais elle n'a jamais abrité de cloche.

Une abbaye ouverte sur l'extérieur


L'atelier de céramique de l'abbaye se visite, sur rendez-vous. Les curieux peuvent assister à toutes les étapes de la fabrication des objets, depuis la conception jusqu'à la cuisson finale. Le magasin propose également des accessoires pour l'art de la table, des lampes et des vases. Les moines de l'abbaye sont aussi très engagés dans le dialogue œcuménique entre anglicans et catholiques. Ils accueillent régulièrement des hôtes pour des retraites.