GEO F BLOG

Wednesday, January 31, 2007

INTEMPORELLE PEROUGE

Cernée d'arbres et de prés verdoyants, Pérouges semble ne pas avoir quitté le Moyen Age. Véritable dédale de ruelles, il semble que le village cherche à nous faire perdre le sens des réalités.




Perchée au creux d'une colline dominant le plateau de la Dombes, Pérouges se visite au fil de ses rues étroites et sinueuses. Ce village médiéval qui, autrefois, ne connut jamais de seigneurs, est aujourd'hui la cible des touristes et des producteurs de cinéma.

Pérouges l'insoumise

Disputée par les duchés de Savoie et du Dauphiné, Pérouges résiste aux invasions. En témoigne, l'inscription en latin qui trône sur l'une des portes : "Pérouges des Pérougiens, ville imprenable, les coquins de Dauphinois ont voulu la prendre mais ils ne le purent". Fier et indépendant, ce petit bourg connaît une grande prospérité grâce au tissage de la toile. En 1601, le village est rattaché à la France par le traité de Lyon. La forteresse est alors démantelée. Il reste aujourd'hui les remparts et une église fortifiée. Avec l'industrialisation et l'arrivée des usines dans la région, l'activité artisanale de Pérouges s'arrête brutalement, laissant un village quasi-désert. Ce n'est qu'en 1911 qu'il reprend vie, sous l'impulsion du président Edouard Herriot et d'un comité de sauvegarde. Totalement restauré, Pérouges semble avoir résisté au Temps.

Un village tout de pierres vêtu

La rue des princes, ancienne rue marchande
Photo © Syndicat d'initiative de Pérouges

C'est à pied, au fil de rues étroites et pavées que Pérouges se dévoile. La rue des rondes fait le tour du village. Elle garde ses toits à auvent qui permettaient aux riches de se protéger. La rue des princes est l'ancienne rue marchande de Pérouges. Le rez-de-chaussée de ses maisons Renaissance est constitué de grandes baies, emplacement des étales des marchands. Bouchers, marchands d'étoffes, vanniers et autres commerces s'y étaient établis. En allant vers le centre du village, le visiteur découvre la maison des Princes de Savoie. Au sein de cet ensemble, on trouve un traditionnel jardin médiéval composé d'un carré réservé au potager, d'un autre pour les plantes médicinales et des jardins d'amour profane et d'amour sacré.

Les hauts lieux de Pérouges

L'église Marie-Madeleine
Photo © Serge Darx

L'Ostellerie du Vieux Pérouges couronne la rue des princes. Bâtie au XIIIème siècle, elle est une des auberges médiévales les mieux conservées de France. Sa façade de colombages et de fenêtres à meneaux abrite de grandes salles aux cheminées monumentales et une très belle galerie gothique dans laquelle les drapiers s'installaient. Les gourmands peuvent y déguster la spécialité de Pérouges : la galette au sucre. Le restaurant donne sur la place centrale du village. La place de la halle et son immense tilleul planté en 1792 forment un magnifique ensemble architectural.

A deux pas de la porte d'En Haut, l'église Sainte Marie-Madeleine est unique en son genre. Les murs de l'édifice sont constitués des remparts du village. Percés de créneaux et de meurtrières, ils lui ont valu le surnom d'église forteresse. En construction alors que la ville était assiégée, elle fut détruite par les habitants qui se servirent de ses pierres pour consolider les fortifications du village. Reconstruite en 1469, elle est aujourd'hui classée monument historique.


Avec ses rues aux pavés inégaux, ses maisons à encorbellement et ses remparts, Pérouges a servi de décor à plusieurs films d'époque, dont "Les trois mousquetaires" et "Ces beaux messieurs du bois doré". Il fait bon flâner à Pérouges en toute saison, mais surtout de la fin-avril à la mi-juin, lors du festival du Printemps de Pérouges qui mêle musiques baroque, jazz et classique.

Saturday, January 20, 2007

HAMMAMET, LE SAINT-TROPEZ TUNISIEN

Le Saint-Tropez tunisien

Hammamet.
Hammamet.

Attirant tout d'abord les artistes comme André Gide et Paul Klee, Hammamet est devenue en l'espace d'un demi-siècle une station balnéaire ultra touristique. Les riches Tunisiens s'y ont fait également construire leur maison secondaire, signe qui ne trompe pas sur la beauté du site.

Malgré les milliers de touristes qui l'envahissent chaque année, la ville a conservé un certain charme. Sa médina, entourée de remparts, abrite des souks d'étoffes et de parfums. Les rues étroites et fleuries sont une invitation à un lent vagabondage. Si vous y venez au printemps, vous humerez les effluves des fleurs d'oranger. On en oublierait presque de visiter la magnifique villa Sebastian à l'ouest de la ville.

Face à la plage se sont construits de nombreux hôtels de style mauresque. Dernier en date, le complexe touristique Yasmine Hammamet, pseudo-ville greffée à la ville. Ce complexe est composé d'une cinquantaine d'hôtels, de restaurants, d'un port de plaisance, d'un parc d'attraction (Carthageland) et même de la reconstitution d'une médina !


Les céramiques de Nabeul.
Les céramiques de Nabeul.

Non loin, Nabeul fait figure de petit village plus authentique. C'est un haut lieu de l'artisanat tunisien. Cette ville a gagné ses lettres de noblesse grâce à sa fabrication de céramiques et de nattes. Les eaux de fleurs d'oranger, de jasmin ou de géranium sont un autre de ses savoir-faire. Le marché, le vendredi matin, attire une foule de touristes et de Tunisiens de toute la région. Si vous vous y rendez, n'hésitez pas à marchander.


L'histoire étonnante d'Hammamet

Hammamet ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui si un homme ne s'y était pas installé dans les années 1930. Cet homme, Georges Sebastian, était un riche milliardaire roumain. Séduit par ce petit paradis terrestre, il se fit construire une somptueuse demeure. Il invita ensuite ses amis qui à leur tour décidèrent de se faire construire des villas dans la médina ou dans les environs d'Hammamet. C'est ainsi que la renommée de ce village s'envole.


Kasbah de la médina, Hammamet.
Kasbah de la médina, Hammamet.

Si l'on remonte encore dans le temps, on découvre qu'Hammamet était une petite cité nommée Puputt à l'époque romaine. Sur le site actuel de Puputt, vous pouvez voir des maisons romaines et une nécropole. Une partie du site fait encore l'objet de fouilles.

Il fallut attendre le XIIIème siècle pour parler d'une véritable ville. Les Hafsides dotèrent Hammamet de remparts et d'une mosquée. La ville connut à cette époque un certain essor. Au XVIème siècle, les Espagnols construisirent la kasbah (citadelle). A la fin du XVème jusqu'au début du XVIIème siècle, Hammamet sombra dans une phase de déclin. Le règne des Mouradites et le développement de l'agriculture relancèrent la croissance de la ville.

En 1881 commença la période du protectorat français. Les Français apportèrent à Hammamet le chemin de fer, l'électricité et le téléphone. La ville se transforme et devient dès le début du XXème un lieu de villégiature qui attire les Européens.

Thursday, January 18, 2007

NANCY, COEUR ARTISTIQUE DE LA LORRAINE

Portes médiévales ou baroques, maisons de style Renaissance ou Art Nouveau… Nancy marie tous les styles avec harmonie. Au-delà de la très renommée place Stanislas, la "cité aux portes d'or" vous convie à un voyage éblouissant.




La place Stanislas vue de l'Arc Héré


Ville dont l'architecture est marquée par son histoire, Nancy est composée de quartiers variés. Du Moyen Age au XXe siècle, découvrez les monuments qui ont fait sa réputation.

La Ville Vieille : du Moyen Age à la Renaissance

Jusqu'au XIe siècle, Nancy n'est qu'un hameau. C'est grâce à la construction d'un château fort qu'elle connaît son essor, devenant la capitale des Ducs de Lorraine. Située entre la place Stanislas et la porte de la Graffe, la Ville Vieille s'est organisée autour de la place Saint-Epvre, qui accueillait au Moyen Age un marché et des halles. En 1502, le Palais des Ducs de Lorraine est édifié. La Ville Vieille se remplit alors d'hôtels particuliers. Aujourd'hui, ce quartier forme un dédale de petites rues où se multiplient restaurants et boutiques.

Place Stanislas
La place Stanislas

La Ville Neuve et les Lumières

Au XVIIe siècle, Charles III élargit la cité en faisant construire une deuxième ville au sud de la première. Scindée en deux, il faut attendre le XVIIIe siècle pour que la ville retrouve une cohérence. Sous l'influence de Stanislas Leszczynski, trois places monumentales sont construites : la place de la Carrière, la place de l'Alliance et la place Stanislas. Cet ensemble architectural, devenu le cœur de la ville, est aujourd'hui inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. La place Stanislas, la plus connue des trois, accueille de nombreux cafés, un arc de triomphe, l'hôtel de ville, le Musée des Beaux-Arts et l'Opéra National. Le carré que forme la place est orné de larges grilles dorées de style baroque qui ont donné à la ville son surnom de "cité aux portes d'or".

Sous le sceau de l'Art Nouveau

Aquarium des jardins du musée de l'Ecole de Nancy
L'aquarium du jardin du musée de l'Ecole de Nancy

Au début du XXe siècle, Nancy connaît un renouveau artistique exemplaire. Sous l'impulsion d'artistes et en particulier d'Emile Gallé, l'Ecole de Nancy est alors fondée. L'Art Nouveau a ainsi profondément marqué la ville de son empreinte, l'enrichissant de séduisantes maisons et villas. Le musée de l'Ecole de Nancy rend hommage à cet art qui associe la beauté de la nature et les idéaux de l'industrie à travers une importante collection. La ville elle-même peut se visiter comme un musée et l'on ne manquera pas d'admirer la villa Majorelle ou l'étonnant aquarium du jardin du musée de l'Ecole de Nancy.

Toute l'histoire de l'architecture nancéenne défile de rues en places sous les yeux de ses visiteurs. La ville se charge aussi d'émerveiller leurs autres sens, organisant chaque année un festival de jazz et se chargeant de leur faire découvrir de nombreuses spécialités telles que la bergamote et le macaron. Architecture, musique et gastronomie, tel est le programme prometteur auquel vous invite Nancy.

NANCY - LA PLACE STANISLAS


Nancy possède l'une des plus belles places d'Europe : la place Stanislas. Cette dernière est entourée de bâtiments du XVIIIe siècle et fermée par des grilles majestueuses. Sur la photographie, la statue dorée de la Renommée célèbre la beauté de la place, depuis l’Arc Héré.


La place Stanislas est fermée par des grilles construites par Jean Lamour et dont la renommée a donné à Nancy le surnom de "ville aux portes d’or". Ici, la fontaine Amphitrite, œuvre exemplaire de l'art rocaille, se situe à l'entrée du parc de la Pépinière.