PALAIS ET MEDINAS AU MAROC (MARRAKECH)






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La ville de Berlin, devenue la capitale de l’Allemagne réunifiée en 1991, est située à l’extrémité Nord-Est du pays. Elle occupe ainsi une position centrale en Europe, ce qui rend cette ville à la fois ouverte sur l’Europe occidentale et sur les pays d’Europe de l’Est. Elle est ainsi devenue aujourd’hui un haut lieu de la culture et de la vie nocturne en Europe.
Vous vous régalerez dans les nombreux musées de la ville. Qu’ils traitent d’histoire, d’arts plastiques ou d’ethnologie, les musées de Berlin renferment des merveilles à ne pas manquer. Vous visiterez également des monuments prestigieux, chacun d’entre eux témoignant de l’histoire de la ville, ou, plus largement, de l’Allemagne. Les amateurs d’architecture trouveront également leur bonheur, puisque la ville de Berlin est un mélange de divers styles architecturaux. Le contraste est fort entre les monuments historiques du centre ville, construits dans un style néo-classique, et les nouvelles constructions, datant d’après 1989, construites dans un style très avant-gardiste.
La visite de Berlin sera très agréable, car la ville est particulièrement aérée, la circulation n’y est pas oppressante et les Berlinois peu stressés. Berlin est en effet la ville la plus vaste et la plus verte d’Europe. Vous apprécierez donc les multiples espaces naturels de la ville (parcs, forêts et lacs), qui représentent 30% de sa superficie !
La ville de Berlin est particulièrement réputée pour son dynamisme culturel. Les activités culturelles, concerts, théâtre, cinéma, sont en effet nombreuses et sauront satisfaire toutes les envies. De multiples évènements ont par ailleurs lieu toute l’année à Berlin, vous aurez ainsi de bonnes chances de visiter la ville lors de l’un d’entre eux. Enfin, vous aurez un large choix de sorties, grâce au grand nombre de bars, restaurants et clubs.
Berlin en images
» Trouver un hôtel à Berlin
Histoire de Berlin
» La fondation
L’histoire de la ville de Berlin est relativement récente, en comparaison à d’autres capitales européennes. La ville est née, au XIIIe siècle, de la fusion de deux villes : Berlin, fondée en 1237, et Kölln. Les vestiges de cette époque sont très rares, en dehors de l’église Saint-Nicolas (Nikolaikirche), qui date en partie de 1230.
» La naissance d’une ville impériale
Au XVIIIe siècle, le premier Roi de Prusse, Frédéric Ier fait de Berlin son lieu de résidence et la capitale de
Berliner Dom
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En 1870, la ville, qui compte près d’un million d’habitants, devient la capitale de l’Empire allemand. C’est également un important centre industriel. En 1920, la ville connaît une réforme territoriale qui crée le « grand Berlin ». Les années 20 sont également une période durant laquelle le rayonnement culturel de la ville sera particulièrement fort.
» La capitale du IIIe Reich
En 1933, les nazis arrivent au pouvoir et entament des campagnes de répression. L’incendie du Reichstag sera un prétexte pour persécuter les communistes et les socialistes. Les persécutions envers les Juifs en particulier, mais également envers les Tziganes, les homosexuels et les opposants seront également massives.
En 1945, la ville n’est plus qu’un champ de ruines et les habitants, qui étaient 4 millions avant la guerre, ne sont plus que 2,8 millions.
» Une division durable
A l’issue de la guerre, la ville est divisée en quatre secteurs : l’Ouest est occupé par les forces américaines, britanniques et françaises, et l’Est revient aux Russes. Berlin-Ouest est alors un îlot isolé en plein empire soviétique. Le 24 juin 1948, les Russes mettent en œuvre un blocus, destiné à affaiblir Berlin-Ouest. Les Américains réagissent aussitôt en organisant un pont-aérien (Luftbrücke), qui permettra de ravitailler les habitants de l’Ouest de la ville durant toute l’année du blocus.
Mur de berlin
Photo Ingrid LAVAL
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Rapidement, un mouvement de protestation se propage dans
Les deux parties de la ville seront donc, durant trois décennies, séparées par un mur de 160 km de long et 4 mètres de haut. Durant cette période, l’écart se creusera entre les deux parties de la ville, tant économiquement, qu’architecturalement et culturellement. De nombreux Berlinois de l’Est qui essayeront de franchir le mur périront lors de cette tentative. La nuit du 9 novembre 1989 est marquée par la chute du Mur de Berlin, dans l’allégresse populaire la plus totale.
» Le renouveau
En 1991, Berlin redevient la capitale de l’Allemagne. D’importants chantiers sont lancés pour reconstruire les terrains vagues qu’avait laissé le mur autour de lui, en plein cœur de la ville. Ces travaux, très coûteux, ont plongé la ville dans une crise financière, qu’elle peine encore à surmonter. Néanmoins, Berlin est redevenu la vitrine de l’Allemagne et son rayonnement culturel contribue largement à l’image positive de cette ville en permanente évolution.
| Calme et silencieuse, la Slovénie sourit dans son coin de verdure... Qui se doute en effet que cet improbable pays réserve un petit territoire de rêve en pleine Europe ? |
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Encore méconnu, et trop souvent confondu avec son presque homonyme Slovaquie, ce pays niché entre l'Italie et la Croatie recèle pourtant d'incroyables atouts.
Entre ses monts fabuleux, ses cascades enchantées, ses vallées verdoyantes, ses havres méditerranéens et sa jolie capitale, tous les aspects slovènes semblent revêtus de raffinement et de douceur. Petit tour d'un voisin à découvrir...
Les trésors naturels regorgent en terre slovène. Depuis les Alpes juliennes s'étendent des paysages extraordinaires. Entaillés de cirques et d'auges glacières, les sommets longtemps enneigés surplombent une nature préservée, traversée par d'intrépides rivières. Symbole de la Slovénie, le Triglav, pic dominant le pays de ses 2864 mètres, représente, selon la légende, un dieu à trois têtes veillant sur la terre, le ciel et le monde souterrain.
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| Ville balnéaire de PiranPhoto © Slovenian TB |
Son emblème est le Zlatorog, un chamois blanc aux cornes d'or. Dominé par ce mont mythique, la vallée des sept lacs, protégée depuis 1924, descend depuis les hautes montagnes rocheuses le long de profondes gorges fluviales, alternées de gouffres karstiques (relief des régions calcaires) et de poljés (dépressions karstiques).
Au milieu du lac de Bled émerge une île et son église du XIIème siècle, tandis qu'un vieux château moyenâgeux borde cet écrin naturel.
Dans la région de Notranjska, de vastes étendues forestières et karstiques abritent d'innombrables grottes, dont celle de Postojna, l'une des plus grandes au monde, ainsi que des rivières souterraines.
Plus au sud, la région du Dolenjska se réserve le charme des vallons, de vignobles et de forêts. Enfin, le littoral slovène, seulement long de 47 kilomètres, n'en conserve pas moins tous les atouts d'une côte méditerranéenne. Très vénitien dans l'architecture de ses villes et villages, il abrite de mignonnes stations balnéaires, dont Piran est sans doute la plus typique, presque tropézienne. Ses petites ruelles et sa grande place toute blanche gardent en toutes saisons un air de vacances.
Avec près de 276 000 habitants, Ljubljana est une capitale à dimension humaine. Agréable et chaleureuse, elle garde les traces d'une histoire vieille de plus de 5000 ans. Surmontée d'un château du Moyen-âge, son centre ville invite à la promenade et aux traversées pittoresques de la rivière Ljubljanica.
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| Fruit de l’histoire et d’un esprit romanesque, le château de Pierrefonds excite l'imaginaire. Des mystérieux souterrains aux charmantes tours crénelées, découvrez cette forteresse peuplée d'étranges gargouilles. |
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Avec ses créneaux et ses mâchicoulis, cette forteresse médiévale reconstruite au XIXème siècle fait penser aux châteaux des contes de fées. C'est la raison pour laquelle le château de Pierrefonds sert régulièrement de décor à des films tels que "Les visiteurs" ou "Jeanne d'Arc".
Au XVème siècle, Louis d'Orléans, le frère du roi Charles VI, fait construire un château en lisière de la forêt de Compiègne. Au fil du temps, le domaine fleurit et connaît plusieurs sièges destructeurs. Au XVIIème siècle, il est totalement démantelé, mais ses ruines n'en demeurent pas moins impressionnantes. Avec l'apparition du romantisme et des romans de Walter Scott au XIXème siècle, le Moyen Age et les vestiges médiévaux deviennent à la mode. Séduit par la beauté de Pierrefonds, Napoléon Ier fait racheter les ruines mais il n'aura jamais le temps de les restaurer. Il faut attendre Napoléon III pour que le château retrouve sa splendeur passée. En 1857, il confie sa restauration à l'architecte Viollet-le-Duc.
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| Remparts, échauguettes, meurtrières et mâchicoulis à foison. |
Grand architecte de l'époque, Viollet-le-Duc redresse les remparts et les tours de quarante mètres avec pour ambition de faire du château un exemple du savoir-faire français. S'il reste fidèle au style gothique générale, le maître d'œuvre libère toute son inventivité sur certaines parties de l'édifice. En effet, l'histoire de la restauration commence et l'on se demande encore comment restituer les parties de monuments dont il ne reste rien. Ce vide, Viollet-le-Duc le comble grâce à son imagination et s'inspire d'aquarelles du château qu'il a peintes pour composer son œuvre.
Doubles remparts, échauguettes, meurtrières et mâchicoulis couvrent les chemins de ronde, le donjon et les huit tours du château. Des gargouilles plus étranges les unes que les autres gardent les lieux tandis que passerelles, portiques et galeries en font un labyrinthe propre à la rêverie.
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| La salle des Preuses |
Usant de son imagination pour restituer les salles du château, l'architecte y mêle plusieurs styles. Gothique, Renaissance et même Art nouveau se conjuguent à travers les différentes parties de la forteresse. La salle des Preuses constitue la pièce d'apparat du domaine. Sa longueur inhabituelle de cinquante mètres et son riche décor en polychrome en font la plus belle galerie de l'édifice. Alors que cette salle accueille des expositions temporaires, le château abrite une exposition permanente sur Viollet-le-Duc et les souterrains sont le théâtre d'une collection de gisants savamment mise en lumière.
Entre songe et réalité, le château de Pierrefonds et ses allures alambiquées raviront aussi bien les passionnés du Moyen Age que les rêveurs contemplatifs.


Planté sur un éperon rocheux à quelques 1 800 mètres d'altitude, le château de Neuschwanstein se dresse fièrement dans son écrin de verdure. Construit aux pieds des Alpes dans un cadre naturel majestueux composé de lacs argentés et de montagnes géantes, il arbore fièrement de fausses allures de château médiéval. Si son nom vous est inconnu, sa silhouette à coup sur ne l'est pas puisqu'elle a inspiré Disney lors de la création du monde fantastique de la Belle au Bois Dormant.
Neuschwanstein est sans doute le plus connu des châteaux ayant appartenu à Louis II, roi de Bavière. La première pierre fut posée en
septembre 1869 à l'emplacement d'un château en ruines, sous la direction de l'architecte Eduard Riedel. Pendant la construction, Louis II, installé dans le château d'en face, surveillait le cours des évènements. Ce n'est qu'en 1885 qu'il s'y installât bien que le château ne soit pas fini. Il n'a guère le temps d'en profiter puisqu'il est retrouvé mort moins de deux ans plus tard. Quelques semaines seulement après sa disparition, le monument qui devait lui servir de paisible retraite était déjà ouvert au public.
Le château, de par son architecture, semble tout droit sorti du Moyen-âge. En réalité celui-ci disposait de tout le confort nécessaire et de toutes les nouvelles technologies de l'époque : eau chaude et froide, chauffage, téléphone…
Il se compos
e de quatre parties principales : le portail d'entrée à l'est, les appartements des femmes au sud, les appartements des chevaliers et la tour carrée au nord, et les appartements du Roi à l'ouest. La décoration intérieure a été largement influencée par les thèmes chers à Wagner, compositeur préféré de Louis II. Ainsi, une grande partie des iconographies sont inspirées de légendes médiévales.
On y retrouve souvent les thèmes de l'amour, de la culpabilité, du repentir ou du salut ainsi que des personnages tels que chevaliers et poètes. Outre les fastes intérieurs, le château offre de magnifiques points de vue sur le lac de Forggen, la ville de Füssen et les montagnes environnante. A l'extérieur, il suffit de prendre un peu d'altitude pour obtenir un panorama des plus fantastiques.

Habitée depuis la préhistoire, cette cité située entre la mer Rouge et la mer Morte fut dans l'Antiquité un carrefour important entre l'Arabie, l'Égypte et la Phénicie. Construite dans le roc, à l'intérieur d'un cirque de montagnes percé de couloirs et de défilés, Petra est un site archéologique des plus célèbres, où se mêlent les influences de traditions orientales anciennes et de l'architecture hellénistique.
Petra l'oubliée
Bâtie dans un cirque rocheux en aval de la route du désert, sur l'ancienne voie du Hedjaz qu'empruntaient les caravanes entre Damas et la Péninsule Arabique,
Petra est l'héritage des Nabatéens. Ce peuple arabe s'établit au sud de la Jordanie, il y a 2 000 ans, et choisit ce poste stratégique en retrait pour dominer les routes commerciales de l'ancienne Arabie. La ville qu'ils bâtirent était admirée pour sa culture raffinée, son architecture massive et son ingénieux réseau de barrages et de canaux.
Toutefois, son influence et sa prospérité grandissantes furent perçues comme une menace par Rome, qui annexa le royaume Nabatéen à la province romaine en l'an 106 après J.C. Invisible, tapie dans son canyon, Pétra disparu totalement de la circulation pendant plusieurs centaines d'années.
Des siècles plus tard, un certain Johann Burckardt entendit parler de Pétra. Sur le chemin de la Mecque, cet aventurier suisse voulu croire à l'existence de cette fabuleuse cité disparue et rangée dans l'ordre du mythe, et réussit à convaincre les bédouins de l'y accompagner. Il est, en 1812, le premier occidental, depuis le départ des croisés, à parcourir le défilé du Siq et à découvrir la sublime façade du Khazneh. Il faudra toutefois attendre 1924 pour que les premières fouilles archéologiques soient entreprises, et 1985, pour que le site soit classé Patrimoine Mondial par l'Unesco.
Un trésor de roc
Au fond d'une gorge étroite, entre d'immenses parois rocheuses, se niche le fameux "Trésor" de Pétra, cœur d'un ensemble de bâtiments taillés dans la pierre comprenant des monastères, des tombes et des thermes.
Invisible depuis la route, la faille, appelée Siq, s'enfonce dans le roc, comme seule voie d'accès pour entrer dans la ville. Ce long corridor de plus d'un kilomètre, large de seulement quelques mètres, se fraie un chemin entre des falaises pouvant atteindre 100 mètres de haut, suivant l'ancien lit du cour d'eau Wadi Moussa. Ici ou là, d'étranges sculptures de grès rose, formées par l'érosion, apparaissent.
Au bout du Siq se disting
ue, dans l'entrebâillement de la falaise, entre les formes découpées de la roche, le Khazneth. Image la plus célèbre de Petra, celui qui signifie "trésor" en arabe dévoile une façade d'inspiration corinthienne avec deux niveaux de colonnes, entièrement intégrée à la roche, s'ouvrant sur des salles intérieures vastes et travaillées.
Au-delà du Khazneth, la route s'élargit peu à peu pour déboucher sur la ville basse, dont les parois révèlent quelques six cents tombeaux édifiés dans la falaise. Parmi eux, le tombeau Corinthien, le tombeau à l'Urne, qui servit de cathédrale, et le tombeau à Etages, qui présente le plus grand mur travaillé du site sur cinq niveaux. Parmi les nombreux monuments cultuels, un théâtre se découpe plus loin sur un paysage majestueux, tandis que le Cardo Maximus déroule une grande avenue pavée, bordée d'un Arc de Triomphe et des ruines du temple de Qasr el Bint.
La route s'élève ensuite dans une interminable ascension de 800 marches. Le légendaire "Deir", dont le nom s
ignifie monastère, peut se découvrir à dos d'âne. Il ouvre une voie sur des corniches vertigineuses aux panoramas spectaculaires et débouche sur une vaste esplanade d'où se distingue un édifice monumental, rappelant le Khazneth, de plus de 40 mètres de haut sur 45 mètres de large. Là, une vue dégagée sur les montagnes de la Araba achève une visite étourdissante.
Une inscription nabatéenne trouvée à l'entrée du Siq semble indiquer que le nom sémitique de Pétra était "reqem", renvoyant au caractère multicolore des blocs de grès. Les blancs, les mauves, les stries ocre embellissent celle que l'on nomme la "cité de grès rose", et lui rendent, malgré les siècles d'oubli et de silence, une atmosphère étonnamment vivante, comme si elle avait su garder, mystérieusement, le secret de la route des caravanes.